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projet I

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projet I

Message  marc le Lun 29 Sep - 21:55

C’est une nostalgie
Avant que l'empire n'ait soif
Avant que la nuit ne consume le jour
Que la révolte était naïve et fraîche.
Avant que l'espoir soit plus grand que le monde
Mais simplement un mot.
Avant que les mots ne deviennent produits puis cacophonie.
Avant que la colère soit visage de la raison de tous
Avant que l'empire n'ait soif et faim
Avant que l’humanité soit l’appétit et le festin de l'humanité
Malade de ne pas être aussi malade…
...
Avant que l'empire n'ait soif et faim
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je n'ai pas répondu à l'utilisateur numéro xxxxxxxx.
Vulgaire, du corps à l'esprit.
...
Et mon frère s'en réjouissait.
J'oublie mon frère, ce frère. Des familles aussi !
J'oublie des villes, des cités lacustres. Je veux vivre au loin, au bout de quelque part !
 
C'est peut-être simplement une métaphore, vivre sur la dernière frontière. Utopie de se croire le dernier à partir et de visiter jours après jours des souvenirs, d’être une mémoire. La misère aussi de raconter l’excès comme un exploit.
 
« -ça ne finira donc jamais la marchandise! »
 
Ils ne se sont pas attaqués à la vie, pas vraiment en tout cas. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait, quelle trame ils ont modifiés. Je dis cela et on pourrait croire à une vulgaire mélancolie, on pourrait croire que je me souviens, que je suis nostalgique. Mais c'est un territoire de souvenirs plus anciens qui me hantent.
C'est une nostalgie d'avant moi !
 
Avec politesse, je dirais simplement que je n'aime pas cette époque, que j'y respire mal !
Puisqu'il faut fuir ou dormir à cette heure.  Je veux  parler comme on exorcise un nouveau son guttural de la nuit, de cette nuit comme une arène ou l'on voudrait finir, se confronter et finir. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Peu de choses avant le jour.
En interne et sans que cela ne se voit ou n'indispose : des névralgies, des maux de dents.
Une âme résignée !
 
C'est un lieu commun  de se comparer à des prisons !
Et plus loin, au-delà, on se veut surprise et désordre, surtout désordre.
Il me faut sortir assez vite de ces mots
Tôt ou tard une affaire de solitude, une vie avec ses peurs et la certitude d'avoir bâtie sur du sable.
Au monde sans maître !
 
 
Pour des formes vagabondes.
L'amnésie avec le sourire.
Un long été en mémoire.
Avenir sans reste !
 
 
Si je ne comprends rien à cette mécanique.

Si nous en avons assez d'être autant
Si nous en avons assez d'être au monde
Si nous en avons assez de dormir là
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je crois qu’il y a des monstres 
Après des règnes dans les vitrines.
Des lunettes noires déshérité.
Et qu’est-ce que s’apprivoiser ?
Plus tard devenir ?
Villes passagères ensablés. Vaste soir rose hors l’électricité.
J’arpente une rue puis une autre.
Avec du souffle !
Avec l’amant !
 
 
Je résumais ainsi des chapitres entiers de ma vie, en les survolant.
Et des masques  au-devant. (Je n’accorde aucune importance à cela, avec le sourire)
De grands ciels bleus pour plusieurs jours !
Des poses sans tragédies !
Sortir

Si ce village pouvait finir ici.
Si mon souvenir pouvait demeurer dans les murs
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tout le bonheur de l'air du soir est pour moi !
Et la rubrique des couleurs
 
Grandes années de fleuves nommés ou imaginaires
L’avenir en peinture rupestre
 
« Je me souviens encore de lui comme de quelqu'un de bien. »
 
Et de longues histoires en bord de mer.
L'été à rester ici peut-être ?
 
J'aimerais croire en quoi que ce soit, libérer mes yeux de la nuit et peut-être même ne pas compatir !
« Ne traverse que mon reflet mon amour, respire mon âme au fond ! »
Comme s'il s'agissait de poussière d'ange, de larmes et celle-ci sans combattre.
Revenir, s'épuiser !
 
De vieilles villes électriques dont je me souviens
Leurs coffres ouverts au ciel
L’ombre sans la conscience.

Peu de temps encore et la nui !
Je croyais voir venir des prédateurs, d'autres étrangers.
Un étang gelé pour l'enfance.
A ce qui devient
Pour saluer !
 
 
 
 
Laissez-moi sourire.
Laisse-moi de grands moments avant de tomber.
Demain après les concours de bêtes en soirée, je remplirai consciencieusement mon cendrier
 
Des amours verts : le cœur idéal de mon amant, sa peau en tendresse pornographique
On supplie !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De la patience, un jour neuf. D'autres réveillent des monstres. Je regarde son visage  endormis.
La lumière se dégrise sur le mur.
Je tire sur ma cigarette. L'amour est possible.
Des enfances, des chemins verts.
Reste avec moi dans ce monde
 
J’imagine d'autre chose comme des enclot brûlants ou mon corps s'étire, ou ma volonté est une ligne droite, ou le monde est sans nom.
Peut-être des marches vers la plage et la difficulté d'être.
Je veux me rendormir, plonger dans l'odeur chaude de son corps
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La vie à des encablures, des rêves étendus
Et des années, des décades pour grandir dans la lumière
 
La chaleur, le bonheur, tout cela se respire
La mécanique ardente sous le ciel
« vielles cuirasses »
Le monde entier est millénaire
 

 
Ne crois pas que l’on nous invite à cette table. Je ne veux pas de compagnie. J’ai du mal à sourire, à respirer
Nous somme juste à quelques heures du jour !
Notre langage est quasi automatique !
 

Je veux ne plus rentrer chez moi, je souris.
« Idiot, tu passes ! »
Décade et siècle sont identique, hors de porté
 
 
« -Vous pouvez croiser des jeunes filles à l’air désespéré dans les rues, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve. »
« -Sans doute n’avez-vous  rien à leur dire.
« -Je comprends »

 
 
On en est donc à de petites choses.
Des mesquineries, et ça suffoque.
(Je connais bien les miroirs déformant et plus tard les images d’aujourd’hui.)
 
 
Le vent cognait les volets lorsque je me suis réveillé. Peut-être quelqu’un erre-t-il dans les rues du village à la recherche d’un sommeil plus profond ou ses rêves lui échapperaient !
De grands escaliers vers le royaume
 
 
Tous deux boivent la source lumineuse de midi.
 
Toutes fleurs cassées !
 
Pour tous
Demain viendra bientôt !
 
 
 
 
 
 
L'avenir, mon avenir hors de ses bras me paraissait invivable, altéré.
Des zones m'avaient vu le regarder, des trajectoires, des voyageurs.
Cela était sans doute les vies d'un autre !?
Ce monde ressemblait tant à la nuit contre laquelle nous luttions.
Mon visage n'a rien de quelque chose d'imaginé
Plus bas, en solitaire, l'esprit repeint en blanc clinique.
La nuit est éternelle.
Il dort. Le jour n’apparaîtra plus.
Quelques exceptions sont le rêve !
D’anciens étés me font mourir de rire
L’été ancien, antique me fait mourir de rire !
Sans doute quelque chose de brûlant, de stupide en moi.
Jardins, forteresse, le monde depuis ses bras.
Démiurge passif !
On s’accommode des terreurs maternelles. On devine une fin de partie, des routes aussi sans importance, des femmes prisonnières.
...
Rien encore !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’homme a la peau neuve du reptile ou du sommeil.
On joue aux dés, c’est le monde.
On peut y vivre sur de longues distances.
 
Je regarde le visage de l'ange vers le haut. Ses rêves montent dans la pièce, privent mon corps d'oxygène.
Je peux appeler ça : bonheur, bonheur éperdu, un semblant de haute voltige.
Avant le jour. Je peux bien imaginer le visage de ce monde triste.
 
Je veux savoir
Je ne veux rien savoir !
 
« Alors que ton ombre en douce te quitte »
 
J’ai oublié les morts qui me hantent et même leurs villes habités, solaires en bord de mer.
Cette fin de nuit est respiratoire, arythmie cardiaque, encore une fois bonheur.

Le silence retombe dans la pièce
...
Il me reste des souvenirs pour la vieille Europe.
Et tant de choses à nommer.
J’ai cette voix là en écrivant ces récapitulatifs et ces nostalgies
Et des prises d'assauts en fin de soirées

Le silence de la ville au-dehors est terrible. La clarté du jour n’apparaît pas encore.
Les ombres portent encore de vieux manteaux fanés.
En y pensant je suis ravis de son corps, de son âme, de sa brûlure en moi.
Mes mains tremblent comme dans un songe.
Nous passerons vers d'autres saisons.

Ce matin est vertigineux !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le signe de l’oiseau noir dans le soleil levant. Je sais que cela ne vous est pas intime mais peut-être y trouverez-vous de la beauté ?

 Il y a aussi dehors (pour vous) la joie burlesque de la foule.
 
 
Nous avons des jours sans pluie.
Comme un tintamarre dans l’obscurité.
 
L’avenir sombre, des déroutes
Le pelage heureux du printemps
Des poètes américains, des populaces marchandes.
 
« Ou est son âme dans le vent ? »
 
Louanges de contre façons !
Se deviner, devenir
D’autres manières
Arriverais-je à tirer quelque chose des mots ?
Il ne reste rien de ces étés en poste frontière. 
Il y avait le soir à l’intérieur de moi des témoins pour un chemin et des visages qui accélèrent.
Avant de marcher, de remarcher avec le jour !
 
Le monde avançait, peut-être l’histoire faisait-elle des bonds chaotiques !?
Je regarde le visage de ma nièce. La distance entre elle et moi est insondable.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’immensité du monstre nu pris dans ce feuillage travesti, habillé pour la nuit.
Je leur en voulais d'être là,
Sans me connaître.
À travers cette nuit,
La pluie tombe à rebours
(Je n'aime pas les prémonitions, surtout celle du corps, sourdes et véridiques!)
 
Ils sont là, d'autres. Connus, aimé et d'autres avec rancœur ou indifférence.
Mes poumons me font souffrir. Le souffle est court.
 
« Je m'excuse de ne pouvoir t'aider. »
 
Se séparer, respirer au dehors la beauté des météores.
Enfin, nous pouvons dire que nous vivons ailleurs. Que nous pouvons ouvrir la porte.
Et ainsi aimer en aveugle.
Je lis sur ton visage, je peux survoler la forteresse de ton âme.
Je voudrais dernière heure, loin derrière la fin de soirée respirer, hausser les épaules et sourire
Sourire
M’affranchir de ce sourire, le décoller et en faire celui d'une zone, d'un passager brûlant
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Scènes quotidiennes
 
Le froid en cette fin d'automne. Conscience inamovibles pour lui.
Comme deux enfants timides et acérés.
 
Une annonce à haute voix  pour un service de pompe funèbre.
Se souvenir
Un léger parfum de mains sur le visage
 
Le bus de 11h arrive. Un homme quitte définitivement cette ville.
Il n’oublie rien de l’endroit
Le bout du monde commence ici se dit il intérieurement.


Il y a des éruditions qui ne peuvent se vivre qu'à l'écart des foules.la vérité a cela de commun avec la trahison.
Portons marchandises
Devenir foules
Le rêve à l’ abri dans le cerceau.
C’est enfin la marge se dit-il !
 
La décadence est un rire idiot, la grimace d'un esprit qui chercherait encore à faire rire.
Mais c'est un haussement d'épaule en retour
Une quasi indifférence.
 
Un endroit en apparence pauvre et sale.
Nous sommes quatre au bord de la table.
Nous fumons
Je titube un peu
Sous la faible charpente puis en marchant de grandes ténèbres profondes

Quelques aristocrate cassés et jouisseurs.
Une personne erre en souriant dans cette grande maison.
 
Au bout de la rue, des jeunes gens se bousculent. L'un d'eux tombe à terre.
Se relève en riant !
 
Le temps de ce jour, une masse blanche et homogène. Il regarde ce tableau blanc vers chez lui.
 
J'imagine en me levant la ville comme une entité bavarde et amicale.
Je cherche une méthode à la vie, une manière « juste » de la parcourir.
 
Bien que la pièce soit chauffée, que j'y sois confortablement installé
La chaleur
J’ouvre la porte fenêtre par ou s'engouffre le froid.
Il n'y a personne sur l'esplanade.
 
Parler avec des mots terribles, donner à la nuit sa langue animale
Je referme la porte fenêtre
Tire le rideau
 
La lumière flatte l’ambiance de cette pièce.
Le jeune homme dort
Il fait bon ici.
Je suis impatient de marcher avec lui dans la rue, de l’embrasser juste avant de sauter dans un bus
Et de quitter cette ville
Ce siècle
 
Il n’y a pas de désespoir, juste un peu d’ennui que la lumière caresse.
 
Des visages
Des bars fermés pour l’éternité.
Cette rue puis cette autre. On a repeint le local anarchiste d’une couleur vert bouteille.
Pour le musicien : « l’enfance jusqu’à la plage »

 
Tout entier, ici, ce monde vers l’horizon.
De jeunes hommes trainent avec le vent
Un bar vient d’ouvrir
Je prends place dans le décor d’intérieur.
 
Il m’embrasse, sourit, me trouve aujourd’hui ridicule.
Après tant d’année.

Dans dix minutes, le jeune homme se réveillera.
 
Faut-il s’inventer des souvenirs ?
 
Il prend le bus de 16h15
Des époques inconnues lui parlent en tremblant.
Loin d’ici !
 
Accepter de se réduire un jour à rien.
La totale instabilité des choses, du monde.
A chaque instant, vivre une vie nouvelle, d’un corps neuf !
 
Assis sur le rebord du lit. Planté dans l’esprit nauséeux de ce dimanche soir
Se frapper au corps. Y laisser des marques, des traces ?
 
Une cigarette l’apaiserait, hurler aussi sans doute. A trop chercher une sortie
 
L’ignorance ravie des légions et des stocks de fleurs  Lotophages.
« Disparait, encore un instant : disparait ! »
 
Ce n’est pas très loin d’ici. La bordure du village est toute proche.
Parfois assis dans la lumière claire
Parfois sous le dernier lampadaire de la bordure.
Le chemin vers l’étang.
 
« Le monde est en apparence normal, c’est-à-dire conforme à sa pathologie » me dit-il.
 
La lumière se réfléchit sur les murs de la salle d’attente.
 
Je peux te sourire.
 
« Des métros remplis de noyés »*
 
Si ce n’est écrire avec son sang
« Prend moi mon amour »
 
La jeune fille : un visage rustre, presque idiot. Elle se contorsionne
Ses dents la font souffrir.
Je regarde sa douleur jusqu’aux larmes
Sur les magazines, des images du monde tel qu’il n’existe pas.
 
 
 
 
Il se réveille à 3h.
Le téléphone a bipé plusieurs fois.
La lumière était chaleureuse dans la pièce.
Il ouvre la porte fenêtre, se tient droit dans nuit silencieuse
Partout
 
Le bus file sur la voie rapide.
Nous regardons ce paysage devenu lisse.
Une plaine aux couleurs ocre.
En descendant nous marchons rapidement dans le vent froid et sec
 
Toute une populace marche a ventre ouvert dans le petit matin.
Les uns après les autres, les bus font des arrêts brutaux place Catalogne.
L’absence de vent permet de supporter les quelques degrés au-dessus de zéro.
Le rire d’une adolescente sous la forme d’un cri stomacal.
 
Ecrire
Pour vivre au-dehors, au-delà de soi
Une odeur de H vient jusqu’à moi, passe sur le visage d’un étudiant frêle sans l’incommoder.
Une jeune fille tire une lourde valise rose
Semble s’acheminer vers l’avenue de la gare.
La mer n’est pas loin
Comme un gage de liberté.
 
Tout dans ce dimanche est silencieux.
Le soleil est accroché en haut.


 
 
 
 
La fatigue. Non la lassitude.
 
 
Ces quelques visages polis, amicaux, leur répondre ce matin.
La journée au-devant, immense territoire où mon esprit et mon corps vont s'endormir.
 
Joie de vivre au monde
 
Dans les rues, des passagers silencieux se traînent, ne saisissent rien par leurs regards.
 
Mon intérieur, salué et poétique !
 
 
Fin d’après-midi à la mémoire de.....
 
Me souvenir et mon corps (surtout le corps), mes yeux devant les rayonnages de peintures des chambres d'asile.
 
S'endormir enfin là, dans un souvenir. Mon esprit et le monde sous une épaisse couche de neige.
 
 
 
Sur ma terrasse avant le jour. Un léger vent froid, l'obscurité encore....
Le souffle des lampadaires que l'on va éteindre.

Recherche d'un visage-tableau
Recherche d'une peau tendre
Recherche.....
Recherche
Pas de ces êtres ravagés en interne.
 
J'ai  des fébrilités d'applaudissement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je regarde fumer mon café. La fraîcheur, la clarté rose envahissent la pièce.
Réveil au monde. Hier nous n'existions pas...pas encore, pas totalement !
Ne pas se mêler à la foule ce matin. Mon âme y serait chancelante.
S'éveiller progressivement au monde. Sentir, savoir que l'on y est, que l'on ne veut pas s'en défaire.
Je sais que chaque être, homme et femme aujourd'hui à sa place dans le mensonge.
 
 

 
 
Je prends comme l'impact d'une balle en pleine tête le temps qu'il me reste à vivre.
Il est exactement 22.11.
À mon réveil, il n'y aura que cette nuit et moi. Autour un village aux lumières gercées.
 
Et tout cela me heurte, le bonheur, la solitude.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Y aura-il de la chair à aimer ce soir ? (aimer, et comme ce mot est souple!)
Tout semble se revivre sans cesse.
Ou en est ma joie dans l'incertitude ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Épitaphe
 
 
Je revois son visage, son corps aussi. Ancienne amante devenue  souvenir, puis aujourd'hui une histoire, a part, close.
Il y a seulement la vie, ma vie. Tout ce qu’il y a au-delà, les cimetières, je n'y comprends rien. « Ça » ne se comprend pas.
 Cela porte sûrement un nom de se heurter à ce genre d'infini.
 
Tout autour est terrifiant, vertigineux
« De l'orgasme éternel ! »
 
 
 
Sur la place du village, alentour 2h du matin.
Ils rêvent
Et au-dessus des toits, « à l'arrière des taxis »...
Dorment des écorchées, « la gueule en moins »
 
D’immenses serpents féminins se lèvent dans ma mémoire, prennent mon âme à revers.
 
Il fait froid cette nuit.
Tout est plus froid en elle ce soir...et à jamais.
 
En quoi l'avenir est-il au hasard ?
Provoquer les océans d'un revers de main !
 
Avenir ensemble !
Monde ensemble !
 
L'apogée de ton odeur ancienne.
Ces mots ne sont pas hors de moi.
Visitation béate/ résonance cardinale/devenir miracle !
 
Ça y est, là, bien de ce monde, aujourd'hui.
« Après elle.... »
Comme une tendresse anthropophage.
 
Tôt ou tard j'oublierais ces instants-là, cette nuit. Je jette un dernier coup d’œil sur ces territoires en moi.
Dans quelques jours, je remonterais dans le train de la vie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le froid au-dessus de cette nuit.
On voudrait entendre n'importe quoi dehors. Il n'y a rien !
La température hivernale déloge jusqu'à la moindre colère.
Et mes yeux vers les débuts, celui du jour, celui d'un amour, même une simple admiration passagère
Trajectoire de l’œil sous la lampe.
 
 
J'ai parfois comme des tensions nerveuses et des larmes, des malaises ou une joie incontrôlable.
Je savais que tout peut disparaître subitement.
J'étais calme.
Des murmures vers le jour...
Ce monde passait décidément assez mal.
 
 
Je méprise cette époque, un peu comme une fantaisie morale. Je lui trouve des points noirs, des bubons, la laideur adolescente.
Le ciel est inchangé depuis des milliers d'années. Cela me rassure
 
Je pense à quelques amants
Et cela finit dans des après-midi comme aujourd'hui.
Avec moi et le monde.
Rêves bunkerisés du sommeil sur des décennies !
 
 
 
 
 
Ce silence maintenant prend les proportions d'une méditation, d'un songe.
Le clocher sonne une demi-heure nuit
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un vent violent s’est levé pendant la nuit. Je ne sais rien de la solitude, j’y accoste à peine.
Le soleil est un cercle froid.
 
Aujourd’hui : NATIVITE !
 
 
Le monde passe.
 
 
 
L’éveil dans le contact du monde est terrifiant mais comme d’autres nous le nommerons « bonheur ! »
 …
Je m’assois dans l’espace semi obscur de ma chambre, j’écris ces quelques notes.
 
Je me rappelle un été mis en scène, des journées sismiques ou devant « elle », j’avais honte d’exister et cela jusqu'à la poussière sur les meubles.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Portrait de l’enfant chien devenus homme
 
 
 
Il fallait voir la plaine et cela des nuits entières.
« Rien ne m’appartient, rien ne n'appartient plus »
Cela dit dans le miroir. Comme on dit au revoir, comme on dit « vers ».
 
Ton esprit se fracture, tu te dévoiles tu renies tes promesses !
Des autres
Du monde
 
A chercher chaque mot de l'heure mécanique.
Dans la nuit
Dans ton feuillage empoisonné !
 
Je voudrais pour ces fins d'années être rivé sur un carrelage vespéral.
 
Aujourd’hui on salue la bêtise, on élabore l'esprit des arts en laboratoire
 
« allons respire, cela ne t'appartient pas !
Ne t'appartient plus ! »
 
Rues pelages
Voiture et le cœur en plexiglas
En vrac
à rebours vers une âme clignotante !
...et des avants toi merveilleux !
 
 
A réécrire sans doute, on ne rattrape rien, on ne s'exerce pas a un seul souffle.
 
 
Le ciel a recouvert le monde.
Des premiers jours et de fragiles musiques en cuir.
Habillé sans révolte
 
Qu’écrirons-nous plus tard dans la nuit ?
 
 
 
 
J’ai souris. Mes poumons ont crachés. J'ai souris à la promesse de ce jour.
 
La seule question qui ces jours derniers me hantent et m’octroie de l'oxygène c'est l'incertitude sur d'étranges choses possible dans mon sang.
 
Ces quelques mots donc et plus important, général, recouvrant le monde, c'est dimanche aujourd'hui !
 
L’écriture est un acte plus sensible que je ne le pensais, une artère fluide qui devient silence, un apprentissage du temps.
Je respire jusqu'à ne plus avoir connaissance d'une famille ou d'une histoire.
Écrire c'est évoquer
Écrire ce n'est pas raconter.
D'anciennes forces sont à réveiller, parlant bien en dessous du lit.
 
J'ai le souvenir d'époques sans pluie !
Débattre en moi de choses solaires et d'écoliers, aussi sans doute d'un maître et d'absence de généalogie.
J'ai souvent nommé les lieux du monde, chacun n'était qu'une serrure sur mon visage. Elles s'accrochaient sur moi comme des respirations exotiques, ne me défigurant en rien.
Il n'est pas encore trop tard dans le monde pour dire « je ».
 
Je viens de n'avoir plus jamais sommeil !
 
 
 
 
 
 
Comme si le corps de jeunes hommes était piégé.
Je sentais la joie couler à l’intérieur de moi. Elle tachait mon cœur, explosait dans ma bouche.
 
Au dehors le monde tenait sur un socle de verre : building, empires, même des vies entières !
 
La beauté me revenait régulièrement dans un éclat bleu mat vieilli.
L'origine perse de son corps.
Déjà ce monde savait mentir.
 
Mes souvenirs sont restés en bord de plage et leurs manière de voir peut paraître odieuses
Dans le petit matin de juillet, les chansons d'étoiles sont nécessaires et sans au revoir.
 
J'ai demandé tout cela et ce qui suit a l'enfant-chien devenu homme. L'hiver où il réside a quelque chose de l'animal domestique qu'il est.
 
 « Je crois aux légendes de mon enfance, pour cela je suis caduque l'âme serti de mousse ».
 
 
 
Encore que ce monde devienne une foule, que je sente mauvais et que l'on me parle poliment...
...un peu comme à un enfant à côté de l'autel.
 
Après de fortes doses d'alcool
Après de fortes doses de tranquillisants
 
Monde reptile
 
Pour moi
 
 
 
Je regarde l'encolure de l'enfant-chien, ses mots dans la nuit. Ses yeux dans les fentes du masque sont deux soleils vaincus
 
 
« Voudrais tu que je t'admire ? »

marc
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MacadAccro

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Re: projet I

Message  spandrell le Jeu 16 Oct - 20:38

J'ai lu la 1ère partie, c'est superbe! vraiment de jolis passage, une rivière de spleen, "la nostalgie d'avant moi"... avec un clin d'oeil à Cantat je crois, je repasserai après avoir lu "scènes quotidiennes".

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Re: projet I

Message  marc le Mar 2 Déc - 8:24

merci de ta lecture
j'ai depuis modifié tout ça et si tout va bien l'enregistrement devrait commencer fin décembre
avec un batteur, et un guitariste 
je croise les doigts

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Re: projet I

Message  Sylvie le Mer 3 Déc - 6:51

Je n'ai pas eu le temps de tout lire...

Mais je réagis à ta remarque :

 "pour te souhaiter réussite et satisfaction dans cette démarche attendue."

Et je sais que tu es fidèle à  tes désirs.

Je croise les doigts aussi Very Happy
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