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Jamais deux sans trois- Histoire vraie

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Jamais deux sans trois- Histoire vraie

Message  printemps d'avril le Ven 27 Nov - 17:18

Jamais deux sans trois »
Histoire vraie
 
Prologue
J’avais deux mois, mais j’avais cessé de respirer, mes mains et mes lèvres étaient bleues.  On ne parlait pas de respiration artificielle en 1957, alors mon père m’avait pris les pieds dans une main, l’autre tenant mon dos, il a imprimé à mon petit corps des mouvements rapides vers le haut, afin de forcer l’air à entrer dans mes poumons.  Ma mère racontait que j’avais recommencé à respirer à la troisième reprise. En fait, j’avais contracté la coqueluche et à la suite de ce qui venait d’arriver, j’ai dormi pendant un mois sur la poitrine de ma mère, au cas où je m’étoufferais de nouveau.
 
 J’ai entendu cette histoire des tas de fois, mais aujourd’hui cet épisode me donne envie de pleurer, comme si je ressentais toute la panique qui avait dû gagner mes parents, comme si, pour la  première fois, j’avais  conscience que mon père m’a sauvé la vie et que ma mère encore aujourd’hui tente de la conserver …
 
Aujourd’hui, bien que je ne comprenne pas toujours le comment ni le pourquoi, je suis persuadée que le cours de ma vie s’est décidé à partir de ce moment-là.
 
l’odeur de l’enfance…
tes yeux sur moi me bordent
d’amour anxieux
gris-bleu de ciel nébuleux
souvenirs d’avant l’âge
 
 
résister à la mort
ses yeux marron
qui cherchent l’air pour moi
inspirer, expirer
avant l’âge de se souvenir
 
Qu’aurais-je à dire de moi-même?  Rien, sinon que je suis, comme bien d’autres, « une survivante », qu’il  me semble que ce mur entre moi et les autres est toujours aussi difficile à traverser, car je dois fournir un effort gargantuesque pour m’exprimer.  Rien, car «jamais deux sans  trois », c’est sans doute ce  que mon père s’était dit, après sa deuxième tentative pour  faire entrer l’air en moi.
Non je n’aurais rien à dire, sinon que le troisième accident vasculaire cérébral (AVC), s’est souvenu de cette expression…!
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