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Rubaiyat (suite)

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Rubaiyat (suite)

Message  Io Kanaan le Jeu 25 Aoû - 16:42



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Si grande est la chaleur, que le monstre danseur
Préfère écrire un vers, comme un simple penseur,
Puis il n'écrit plus rien, buvant sa bière tiède,
Un poète sans voix ne craint rien des censeurs.




La grande bouteille se prend pour une bouteille,
Mais je lui dis : «Sans le jus de la treille,
Tu n'es qu'une carafe. »
(Et la carafe, alors, s'en émerveille).



En admirant la splendeur des pavots,
Je réfléchis à des sujets nouveaux,
Mais dans la chaleur,
Je n'ose point accabler mon cerveau.



Tu dois être patient, patron de la taverne,
Car les clients plaisants et déplaisants alternent
Comme soleil et pluie ;
Sois donc indifférent à ce qui les concerne.



Fontainebleau, c'est loin de l'Aquitaine ;
Souvent, je songe à ses allées lointaines
Où vont marcher mon frère et mes neveux
Dont ma mémoire est parfois incertaine.



Il dit : « Échec au roi d'écume, »
Et j'interpose un fou de plumes ;
Dame de brume, avancez donc,
Vous prendrez la tour de bitume.



Importuné, toujours sourire ;
Voir du divin, on a vu pire.
Quand tous les canaux sont ouverts,
Vienne la mort, rien à redire.



Tous les matins sont des commencements,
Il faut les prendre doucement ;
Et puis, quand s'approche la nuit,
Accepter l'alanguissement.



Je l'entendis en train de marmotter
« Je veux un homme afin de me frotter » ;
J'ai demandé « Où est votre serviette ? »,
Elle a dit « Au vestiaire, avec ma dignité. »



Ce vieillard songe à ses élans passés,
Lui qui draguait partout, sans se lasser ;
Coeur envahi par les réminiscences,
Reflets nombreux, qu'il ne peut embrasser.
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Io Kanaan
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