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LE VAISSEAU FANTOME - Extrait

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Message  lauraE le Dim 9 Mai - 9:39

Extrait de mon premier roman d'anticipation / conte philosophique en attente de réédition :

"QUOTE
Ils marchent depuis une demi-heure lorsque, soudain, Cindy s'arrête brusquement. Près d’un grand lac, au milieu d’en enchevêtrement de ronces, elle vient d’apercevoir un dôme brillant qui ressemble à une habitation. Elle avertit le commandant, qui, immédiatement, contacte Sam resté dans la navette, et lui indique leur position pour qu’il vienne les rejoindre. Lentement, et le plus silencieusement possible, ils se rapprochent de la construction qui se révèle être un vaisseau spatial, dont la forme étrange rappelle celle d’une raie manta.

Sa surface, d’un métal inconnu, brille comme de l’argent. Sa couleur est un mélange de bleu gris et blanc. Sur le dos de l’engin, court une longue ligne d’un matériau qui semble être du verre dépoli.
- Ne restez pas à découvert, ordonne le commandant. Dégainez vos armes et abritez-vous.
- Si les habitants du vaisseau étaient hostiles, ils seraient déjà sortis pour nous massacrer, dit Thomas.
- Silence ! Nous allons attendre dix minutes. C’est à peu près le temps qu’il faut à Sam pour nous rejoindre avec la navette. Puis, nous contournerons le vaisseau.

Ces dix minutes paraissent une éternité. Quand enfin ils entendent le bruit caractéristique de la navette, ils poussent tous un soupir de soulagement. Bientôt, Sam apparaît et s’écrie :
- Merde ! Ça alors ! Vous avez fait la connaissance des E.T. ?
- Pas encore ! répond Cindy agacée. Ils nous observent peut-être !
- Pas de panique, cool. Mark est aux commandes, prêt à décoller avec nous en cas de problème ou d’attaque surprise ! répond Sam en souriant.

Le commandant leur fait signe de se séparer en deux groupes et de contourner lentement le vaisseau pendant que Sam et lui les couvrent de leurs fusils désintégrateurs. Ils se retrouvent bientôt derrière le vaisseau. Cindy pousse un cri. Le commandant accourt. Ann est déjà penchée sur les cinq squelettes humains qui gisent sur le sol les uns près des autres.
- Nul doute qu’il n’y a plus d’êtres vivants dans cet engin, déclare le commandant en baissant son arme.
- La mort remonte à environ trois ans, explique Ann. Ils sont homo sapiens comme nous, à la différence près que le volume de leur crâne est légèrement plus développé. Ils ne semblent pas avoir soufferts.
- Ce vaisseau ne vous rappelle pas quelque chose, dit Paul. Je suis certain que c’est un vaisseau des « Anges du Ciel ».
- Tu délires Encyclop, s’écrie Sam.
- Non, répond Thomas, il ne délire pas. N’est-ce pas commandant ?
- Il a raison, mais malheureusement nous ne sommes pas plus avancés. Ses habitants sont morts, et nous ne serons jamais capables, sans eux, de faire marcher ce vaisseau.
- Nous pouvons peut-être tenter d’y pénétrer, lance Hiromi.
- Oui, mais comment ? La surface semble totalement hermétique, dit Cindy. Tu as peut-être une idée Irina ?

Sans répondre et en haussant les épaules, Irina se précipite contre ce qui a la forme d’une porte, et tente de l’enfoncer à coup d’épaule et de pieds. Elle pousse un cri de douleur et un juron.
- Impossible de faire céder ce truc. C’est plus dur que du béton !
- Ça suffit Irina, dit le commandant. Vous auriez pu vous faire très mal inutilement. Cette attitude est vraiment irréfléchie et illogique.
- Alors trouvez un meilleur moyen ! répond-t-elle vexée.
- Je crois que j’ai trouvé ! dit Cindy.
Elle s’est penchée sur le thorax d’un squelette et tient entre ses mains une chaîne au bout de laquelle pend une plaquette gravée. Elle regarde intensément la plaquette et la plaque située à droite de la supposée porte du vaisseau.
- Cette plaque est gravée en relief, explique-t-elle, alors que les plaquettes des squelettes sont gravées en creux. Il faut essayer. Commandant, à vous l’honneur !
- Merci, dit-il.
Il retire délicatement la chaîne du cou du squelette et se dirige vers la porte. Il appuie la plaquette contre la plaque à droite de la porte, et soudain, dans un léger chuintement, la porte glisse vers le haut de l’engin.
Tous se précipitent pour regarder à l’intérieur. Thomas entre le dernier, tout en songeant que la personnalité de Cindy est décidément pleine de surprises. Elle l’a bien bluffé en devinant comment entrer dans le vaisseau. Comme ils le supposaient, nulle trace d’êtres vivants. Une grande salle des commandes avec un tableau de bord impressionnant. Un long couloir avec des pièces aux couleurs de l’arc en ciel, qu’ils connaissent déjà pour les avoir vus, lors du grand reportage mondial diffusé et rediffusé sur la Terre, après le départ des « Anges ». Thomas se souvient de la chambre attenante à la salle des commandes, qui était celle du commandant. Il y pénètre et distingue, à quelques mètres de lui, un caisson de forme oblongue relié à de multiples câbles et canalisations. Un moteur ronronne doucement. Il s’approche, intrigué, n’ayant jamais vu un appareil de cette nature dans un vaisseau spatial. Il y a une sorte de hublot sur le dessus de l’appareil. Thomas se penche et, à sa grande stupeur, il entrevoit un visage humain à la peau foncée.
- Commandant, commandant, appelle-t-il. Il y a quelqu’un là dedans !
Le commandant et tous les autres membres de l’expédition ont du mal à cacher leur stupeur devant ce spectacle tellement incroyable.
- Surtout ne touchez à rien ! C’est probablement un caisson cryogénique. C’est incroyable ! Il repose dans ce cercueil depuis trois ans, sans même avoir l’espoir d’être secouru un jour. Je viens d’essayer de faire fonctionner l’émetteur radio. Il est hors d’état.
- Vous vous rendez compte, dit Ann, complètement hystérique, c’est merveilleux, fantastique ! Nous sommes loin de tels progrès scientifiques. Si seulement nous pouvions conserver un corps dans le froid et le réveiller après plusieurs années, nous pourrions, sans atteindre l’éternité, conjurer la vieillesse, et…
- S’il vous plaît, intervient le commandant. Il nous faut d’abord essayer de comprendre comment le réveiller sans le faire mourir, ou endommager gravement sa santé ! Quelqu’un a une idée ? Je ne vois ni boutons, ni voyants.
- Peut-être faudrait-il lui mettre une combinaison en amiante et le chatouiller sous les bras, dit Sam en s’appuyant sur un des côtés du sarcophage.

Le commandant s’apprête à lui répondre que sa blague n’est vraiment pas drôle, mais il n’en a pas le temps. Le couvercle se soulève lentement dans un grand nuage de vapeur glacée. Tous sursautent et crient de surprise, surtout Sam qui s’est éloigné de plusieurs mètres, tremblant de peur. Le premier moment de stupeur et d’effroi passé, le commandant se dirige vers le côté du cercueil où Sam s’était appuyé. En inspectant la surface, il distingue un petit cercle gravé qui se trouve maintenant enfoncé dans la paroi, et qui clignote d’une lumière rouge. Il essaie de regarder à l’intérieur du sarcophage, mais la vapeur glacée le fait reculer.
- Je pense que le processus de réchauffement va prendre plusieurs heures, dit-il. En attendant, nous allons nous reposer dans le vaisseau. Sam, allez chercher Mark, Koutena et Pamela afin qu’ils profitent du spectacle, et dites leur de bien verrouiller la navette. Encyclop et Hiromi, je compte sur vous pour faire le premier tour de garde de deux heures, à l’extérieur du vaisseau. N’oubliez pas qu’il existe un danger. Nous ne savons pas de quoi sont morts les cinq autres astronautes.

Quelques heures plus tard, tous se rassemblent autour du caisson. Les vapeurs se sont dissipées, et ils peuvent maintenant voir un homme à la peau foncée et aux cheveux clairs et lisses, baignant dans un liquide bleuâtre.
- Il doit être mort, dit Koutena. Personne ne peut respirer longtemps dans un élément aquatique.
- Non ! dit Fred. J’ai analysé ce liquide et il ressemble étrangement à celui que nous utilisons pour nos plongeurs des grandes profondeurs. Il leur permet de respirer plus lentement en ralentissant le rythme cardiaque.
- Qu’il est beau, soupire Irina, l’air rêveur. J’ai hâte qu’il se réveille, dit elle l’air alangui.
- Moi aussi, dit le commandant, mais pour d’autres raisons. Je serais très curieux de savoir comment sont morts ses compagnons, et donc à quel danger nous sommes exposés. Ensuite, peut-être nous permettra-t-il d’en savoir un peu plus sur la technologie de son vaisseau, et surtout sur la galaxie dont il est originaire. Avec un peu de chance nous pourrions lui demander une balade à travers l’Univers pour visiter sa planète.
- Regardez ! s’écrie Irina. Le liquide s’en va !
Tous se penchent sur le caisson pour effectivement voir s’écouler le liquide dans un double fond. Presque au même instant, un système de courant d’air chaud s’est activé depuis de minuscules orifices situés sur les parois latérales. Le corps commence à se réchauffer doucement. Certaines mèches des cheveux collés se soulèvent sous l’action de l’air chaud. Environ dix minutes après, le système s’arrête. Le corps est maintenant complètement sec. Les paupières de l’homme clignotent, sa mâchoire bouge et de sa bouche sort un son inarticulé, semblable à un bâillement. Toute l’équipe, sauf Mark et Koutena, partis assurer le deuxième tour de garde, regarde les yeux écarquillés et recule instinctivement. Lorsque les paupières de l’homme s’ouvrent complètement, il demeure un instant sans réaction. Puis soudain, une expression de panique se lit dans son regard.
- N’ayez pas peur, dit le commandant. Nous vous avons découvert et ramené à la vie. Nous ne vous voulons aucun mal.
- Je crois qu’il ne comprend pas notre langue, dit Encyclop.
UNQUOTE"

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