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Interview bidon de Jacques Chirac par Dédé

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Message  Dédé le Mer 29 Juin - 19:42

Interview bidon de Jacques Chirac par Dédé


Salut les gonzesses, c'est Dédé pour une interview bidon.

Et là faut bien dire que j'me suis fait plaisir et que je sais que ça va vous l'faire aussi. De la belle et bonne interview de derrière les futs de bière. Faut dire que j'avais d'la matière, et des questions à poser. Sans compter qu'j'ai eu un gros coup de piston de Papy et pas mal de chance aussi. Même si c'est pas un mec qu'on approche facilement. Enfin, vous en tout cas les gonzesses vous auriez aucune chance de l'approcher vu qu'vous aimez pas les mecs de droite et qu'y s'trouve que c'en est un. En même temps faut bien dire que c'est pas vraiment un farouche non plus. Il en a serré des pognes et il en a flatté des croupes. De vaches le plus souvent, mais aussi quelques jolis culs féminins à c'qui s'raconte dans la presse de gauche. Ouais, la presse de gauche elle s'intéresse aux mains baladeuses de droites beaucoup plus qu'aux bites en feu de gauche. Mais c'est comme ça et c'est pas moi qui vais jeter la première pierre à ceux qu'approchent trop leur bite des cons pasque sinon je pourrais bien en prendre une en retour, pas une bite, j'ai déjà c'qui faut, une pierre. Et en plus ça m'obligerait à faire une grosse provision de caillasses pasque des cons au sens figuré ça court presqu'autant les rues que les filles de bar dans les bars à putes de Pigalle. Et comme j'ai pas que ça à foutre de faire des tas de cailloux je préfère pas me mêler de politique ce soir et j'laisse à Libé la responsabilité de son silence sur les débordement des copains de ses copains et de sa logorrhée sur les égarements de ses ennemis de droite. Moi j'm'en tiens à rencontrer des gens qui m'intéressent – comme aujourd'hui – ou qu'ont rien à dire – le plus souvent – pasque ça m'fait marrer de faire causer des gens qu'ont rien à dire. Et c'est pas les sujets de conversation qui manquent avec ceux là, alors vous comprendrez facilement que je vais pas rater une occasion de me faire plaisir en causant, pour une fois, avec un mec qu'en a. Des choses à dire j'veux dire.
Il est pas vraiment sauvage, ça j'vous l'ai déjà dit, mais ça veut pas dire qu'on peut s'asseoir à sa table comme on veut. Y faut quand même montrer patte blanche. Ca tombe bien pasque j'sais pas si vous avez remarqué mais moi j'ai qu'ça des pattes blanches, ça m'a facilité les choses. Et comme en plus j'me suis présenté de la part de Papy qu'avait partagé des côtes d'agneau avec lui, et quelques canons pour faire couler la bidoche cramée, y m'a tout de suite accepté à sa table. Et c'est pas la peine de m'demander où j'l'ai rencontré pasque j'vous l'dirai pas, y tient pas à être emmerdé par tout un tas de gens qui disent des méchancetés à son sujet. Il a envie d'être peinard et il l'a bien mérité d'être peinard pasque passer sa vie à caresser le cul des vaches et à serrer des pognes crasseuses de mecs qui caressent le cul des vaches c'est un vrai sacerdoce qui mérite bien qu'on puisse prétendre à une retraite tranquille après. Une retraite à faire de l'humour et à picoler d'la bière (ça c'est un truc où il a fallu que j'négocie avec lui pour qu'on mette plutôt une bonne bouteille de vin rouge sur la table, mais j'vous en dis pas plus à ce sujet pasque vous allez bientôt comprendre pourquoi – enfin, j'espère…).
Donc, comme prévu, et sur la demande express d'un pote en littérature (ouais, j'en ai) et avec l'entremise bienveillante de Papy qu'a bien voulu me filer quelques adresses de bistrots je suis allé traîner mes guêtres sur les bords de la Seine (c'est un peu loin de Barbès mais j'avais du temps devant moi) en décidant de partir de là pour remonter vers le boul'vard Saint Germain en passant par le Musée d'Orsay, la rue de Verneuil et la rue de Lille (ce qui m'a donné l'occasion de faire un bras d'honneur en coupant la rue de Solférino). Y avait pas une raison sur ce trajet là que j'arrive pas à lui mettre la main dessus. Et ça a pas manqué, j'lui ai mis la main dessus, dans le dos plus exactement, comme à un vieux pote à Papy qu'il est. Et me redemandez pas où c'était, j'vous ai déjà dit que j'vous l'dirai pas pasque qu'y veut être peinard.
Bref, j'ai rencontré un mec avec qui j'ai enfin pu causer du pays. Enfin surtout lui pasqu'il le connaît bien le pays après l'avoir labouré pendant plus de cinquante ans. Et c'est pas les sujets qui manquent pour causer du pays. Mais on s'est mis d'accord pour pas parler politique pasqu'entre lui et moi on aurait pris le risque de faire dans un genre d'humour qui serait pas forcément compris. Faut dire que la France a montré récemment qu'elle avait pas forcément le sens de l'humour corrézien alors c'était pas la peine d'aller tenter le coup avec d'autres provinces on courrait droit au fiasco. On s'en est donc tenu à des sujets consensuels, et c'est pas c'qui manque. Enfin, quand on parle avec des gens bien élevés et de bonne compagnie, c'est pas forcément le cas de tous ceux qu'ont l'honneur de se trouver face à moi pour une interview bidon et qu'oublient de mettre un canon pour humecter ma gorge sèche à force de leur poser des questions intelligentes auxquelles y répondent le plus souvent que par des conneries sans nom qui sont pas à l'honneur du journalisme.
Vous l'aurez compris j'ai eu un entretien confidentiel avec le grand Jacques. Pas celui d'Amsterdam, non, celui du quai Voltaire et du qui Branly réunis…

Dédé : Salut Jacques. J'suis content de te rencontrer, depuis l'temps que Papy me parle de toi j'ai un peu l'impression d'être né Chiraquiste et Catholique comme Papy est né Gaulliste et Catholique. Alors on va pas se perdre en préambules inutiles ni perdre notre temps à faire les présentation puisqu'on s'connaît par Papy interposé et qu'on a mieux à faire qu'à perdre le peu de temps qu'on a à se faire des politesses. Alors on va faire simple, comme tu t'appelles Jacques j'vais t'appeler Jacques et moi c'est Dédé et tu peux m'appeler Dédé.
Jacques : Putain Dédé, à moi aussi ça me fait plaisir de te rencontrer. Depuis le temps que je lis tes chronicles désopilantes et tes interviews au cordeau j'ai un peu l'impression de te connaître. Et comme tu n'as pas l'air d'être un triste on va pouvoir se payer une bonne tranche de marrade au dépends des cons qui voudraient qu'on soit sérieux. En attendant et pour commencer sur de bonnes bases commande toi un verre, c'est ma tournée.


Dédé : Papy m'avait prév'nu qu'tu savais vivre Jacques. Mais faut dire que tu sais vivre, pour que ça se sache. Et j'vais pas m'en priver de le dire et de le répéter. Pour moi si ça te dérange pas je vais me prendre un coup de Saint Pourçain, c'est un jaja que j'aime bien. Un truc que Papy m'a fait découvrir un jour qu'on faisait un tour de France des cathédrales. Tu connais ça le Saint Pourçain Jacques ?
Jacques : Un peu que je connais le Saint Pourçain. D'ailleurs il faut bien dire que c'est un vin qui accompagne admirablement la tête de veau. Tu as déjà essayé le Saint Pourçain avec la tête de veau Dédé ? Si tu me dis non je t'en commande une tout de suite. Et si tu me dis oui je t'en commande une quand même.


Dédé : Si tu pars dans les chemins de traverses et qu'tu m'poses une embuscade en forme d'ultimatum je vais te dire oui et non Jacques, comme ça on en aura pour deux. Tu m'accompagneras volontiers j'suis sûr. Pasque t'as à la fois une réputation à soutenir et un bon coup de fourchette, alors tu vas pas m'laisser seul devant une tête de veau.
Jacques : C'est sûr que je vais t'accompagner. Je ne rate jamais une occasion d'honorer la France et son terroir. Et il faut bien dire que la tête de veau c'est un monument du patrimoine. D'ailleurs je vais proposer qu'on en mette une gamelle sur le feu en permanence dans mon Musée de Corrèze et une aussi au Musée des Arts Premiers pasqu'elle le vaut bien.


Dédé : T'as raison, elle le vaut bien la tête de veau. Tiens ça m'fait penser à un truc que s'disent les gamins dans les cours d'école "Parigot tête de veau", c'est un peu vrai pasque quand j'les vois se prendre pour le nombril du monde à s'pavaner sur les grands boul'vards et à faire la grimace devant une belle tête de veau ça m'ennuie de pas passer plus de temps en province avec Papy et à bouffer son cassoulet ou une bonne choucroute. Papy il en fait pas d'la tête de veau mais on va souvent en manger chez ses potes au resto.
Jacques : Oui Dédé les français en général et les parisiens – enfin, certains d'entre eux - sont un peu soupe au lait question tête de veau, d'ailleurs il méritent bien ces quelques quolibets, eux qui entonnent volontiers certaines antiennes blasphématoire à l'endroit de leurs dirigeants dont ils mettraient facilement la tête sur le billot si c'était facile. Mais ce n'est pas facile alors ils se retranchent derrière une bougonnerie de mauvais aloi qui permet à certains de ces dirigeants, enfin je pense à un en particulier, de leur envoyer dans la tronche un "Français, vous êtes des veaux" de bon aloi également.

Dédé : Ah ouais, Papy m'a raconté ça. Il avait fait fort ce jour là le Grand Charles. Un peu comme toi pasqu'il faut bien reconnaître que ta profession de foi envers la tête de veau a quand même fait grimper les ventes de plus de 30%. T'imaginais ça toi quand t'as fait cette promo ?
Jacques : Pas du tout Dédé, mais quand on a des convictions il faut les crier haut et fort. Fut-ce au prix d'une mise à l'index de la cuisine moléculaire de merde qui enchante tant le boboland et le landernau de la gauche caviar qui vient chier dans les bottes des paysans du cru tout en se gavant de kebabs dans tous les néfastes-food qui encombrent les rues de Paname.


Dédé : Oh putain, tu les envoies pas dire tes convictions. On s'en jetterait pas un petit nouveau en attendant d'être servis Jacques ? C'est ma tournée, tu restes au Saint Pourçain avec moi ou tu préfères une bière avec ta Ravigotte ?
Jacques : Je ne vais quand même pas me pourrir la langue avec de la bière avant une sauce à base de vinaigre et d'échalottes. C'est un peu comme si tu me demandais si je ne voudrais pas prendre une leçon de démocratie avec Benoit Hamon ou Ségolène Royal avant d'aller mettre un bulletin dans une urne. Il n'y a jamais loin de la coupe aux lèvres mais ce n'est pas une raison pour ne pas regarder ce qu'il y a dans la coupe. Il y en a trop autour de moi (et de toi aussi Dédé je pense) qui y mettraient volontiers de la cigüe dans la coupe histoire de nous faire passer l'envie de dire des vérités maraichères et charcutières au bon peuple gavé de viande hallal et de revendications du même tonneau.


Dédé : Tiens à propos de viande hallal et pasque t'en parles (cochon qui s'en dédit), t'y as déjà goûté au cassoulet de Papy. Pasque si tu m'réponds non j't'invite à passer chez M'man vers le 14 juillet, y s'ra là et j'peux lui demander de t'en faire un. J'te garantis que l'cassoulet de Papy y vaut son pesant de haricots et qu'on l'arrose toujours qu'avec du bon. T'as qu'à passer, ça lui f'ra plaisir à Papy. Et puis de toutes façons t'as plus rien à foutre maint'nant le 14 juillet. C'est pourtant pas les choses abracadabrantesques qui manquent et qu'tu pourrais dénoncer mais vas pas te faire chier avec ça et viens donc plutôt chez M'man, je s'rai là aussi et on s'tapera un gorgeon.
A propos de gorgeon : S'il vous plait garçon, une bouteille de Saint Pourçain pour la 12 en terrasse.
Tiens Jacques, à la tienne.
Jacques : A la tienne Dédé. Et promis, je passerai au 14 juillet, ça me changera des pince-fesses habituels et puis comme ça tu pourras me dédicacer un recueil de tes admirables chronicles. Ca me fera plaisir.


Dédé : A moi aussi Jacques. Alors à bientôt à la maison.


Ciao les gonzesses, c'était Dédé et Jacques pour une interview bidon.

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Message  Dam le Mer 29 Juin - 20:16

Une « interview » bien poilante et qui tend à prouver que les apparences sont souvent réductrices et trompeuses (la politesse et la politique font rarement bon ménage). Mais il y a une chose qui distingue l’homme du politique et qui finit par les réunir : le plat préféré du Président. Tous ceux qui ne l’ont pas dit clairement se sont mangé lamentablement et pour longtemps. Alors, cette tradition, elle devrait revenir à l’ordre du jour, je pense. Mais je crains que ça soit passé de mode, malheureusement. Et c’est dommage.

Dam, y’a quoi dans ton assiette Président ?
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Message  Swann le Jeu 30 Juin - 4:18

Saine lecture aux aurores...Et je retrouve bien le grand Jacques qui sait parler de tête de veau et flatter la croupe de la Blonde d'aquitaine..

Swann, heure du laitier
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Message  Nilo le Lun 4 Juil - 18:54

Quant à la blonde d'Aquitaine il convient de ne jamais perdre des yeux ses cuisses lorsqu'on lui flatte la croupe. Sinon, gare aux ruades.
Enfin, elles sont toutes un peu comme ça, quand ce n'est pas comme si...

Nilo, gribiche.

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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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